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 Petits mythes à gogo

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Lunamoon
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MessageSujet: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:28

J'ai trouvé ce texte sur le blog de Tiphereth et je l'ai trouvé tellement bien raconté que je le remets ici (et merci Tiphereth clin ):

Arachnée


Arachnée était une très célèbre tisseuse lydienne, fille d'un teinturier de pourpre, qui un jour voulut se mesurer à Athéna et lui lança un défi : chacunne devrait réaliser une oeuvre, une tapisserie, et les dieux choisiraient la plus belle.

Athéna se présenta sous la forme d'une vieille femme, et recommanda à Arachnée d'être un peu plus modeste, mais la jeune fille n'y prit pas garde. Toutes deux commencèrent alors à tisser. Tandis qu'Athéna tissait une toile qui représentait les mortels présomptueux, Arachnée représenta la vie scandaleuse des dieux..

Mais son travail était magnifique, il ne contenait aucun défaut et les dieux désignèrent Arachnée gagnante. Irritée, Athéna frappa Arachnée avec sa navette, déchira sa toile, puis remonta dans l'Olympe pour oublier son dépit.

Quand Arachnée revint à elle, Athéna n'était plus là, mais elle fut si humiliée que, de douleur, elle se pendit à son fil. Alors, Athéna, rongée par le remords, transforma Arachnée en araignée afin qu'elle garde à jamais son habileté de tisseuse ...
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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:30

Merci ma petite Lunamoon d'avoir visité mon blog ...

( j'avais déjà posté cette légende dans la session des mythes gréco-romains, mais ça ne fera pas de mal de le relire lol lol lol )
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Lunamoon
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:30

et un autre toujours extrait du blog de Tiphereth : et hp un peu de pub pour ce très joli blog dent : http://aedeus.over-blog.com/


Les Moires

Sont trois soeurs Destinées, et qui trois ne font qu'un ...

La première est fileuse, chrysalide d' éphémère, elle est naissance est vie, vêtue de sève et de fleurs. Sur son front les sept étoiles. Sept étoiles blanches, qui éclairent les enfants, dansant au clair de la Lune.

La seconde tire au sort, et place la vie dans son écrin. Porteuse de la renaissance, elle conduit le fil de vie à Mort, drapée de pourpre et de sang. Implacable, elle poursuit son lent cheminement.

Le troisième et plus vieille, est aussi la plus sage. Déesse sinistre, au regard impassible, elle coupe les fils qui ne servent plus à la Toile, ceux qui abîment ses couleurs. Parée de givre et d'ombre, elle fait claquer les ciseaux, dans un silence d' argent.

Celle-ci est Naissance. Celle-ci est Vie. Celle-là est Mort ....
Sont trois soeurs Arachnées, qui tissent la Toile-Monde.

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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:35

C'est vraiment très gentil à toi wub wub wub

Surtout que j'ai mis du temps à écrire ce texte ^^

Puisqu'il s'agit de petites légendes, voici celle de la Vila, une fée que l"on trouve en Europe de L'est ...

Il y avait une jeune fille, si belle que les gens et les animaux s'arrêtaient pour la regarder passer, et même les oiseaux cessaient de chanter pour écouter ses mélodies.
On la disait fille de fée.
Elle aimait passer ses journées au bord de l'eau, car elle trouvait en sa compagnie l'écoute d'une soeur.
Or, il advint que le fils du seigneur s'éprit de la belle, et lui promis de l'épouser une fois qu'il serait revenu de ce lointain pays où son père l'envoyait.
Hélas, il ne revint pas, car il s'était épris là-bas d'une princesse sauvage.
Tout les jours, la fiancée allait attendre son amant tardif au bord de la rivière, et chaque soir elle rentrait seule? Plus les semaines passaient, plus elle revenait maigre et pâle, et l'eau de la rivière semblait absorber toujours un peu plus sa lumière.
Une nuit, elle ne rentra pas. On la chercha longtemps, sans rien trouver d'autre qu'un voile de soie dans l'eau calme.
On se dit qu'elle avait dû mourir de chagrin.
Avec le temps, on l'oublia, car le prince était revenu avec sa nouvelle fiancée. On prépara le mariage, et tous les coeurs étaient à la fête.
Mais il arriva qu'un soir, le prince se promenait sur le rebord de la rivière lorsqu'il entendit un chant monter des limbes aquatiques. Un chant qui remonta dans sa mémoire, comme le souvenir d'une lointaine trahison.
Comme envoûté, il se dirigea vers l'onde, de laquelle émergea un visage, les bras tendus, nimbés de voiles blancs.
Personne ne put lke retenir, et il se noya dsans la rivière, entrainée par le spectre de celle qu'il vait trahie, pour célébrer leur éternelles noces.


Ainsi est née la première Vila. Depuis, elle est sesemblebles restent tapies dans les ombres aquatiques, et dévorent les mortels qui portent en eux des traces de l'amant parjure ...
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Lunamoon
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:37

Tiphereth a écrit:
C'est vraiment très gentil à toi wub wub wub
Surtout que j'ai mis du temps à écrire ce texte ^^

C'est toi qui a écrit ce texte??? choc choc choc

Bravo c'est magnifique yep yep yep

Et merci à toi plutôt !!!! bisous
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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 16 Aoû - 19:38

wub wub wub Lunamoon

Une autre petite légende, qui est toujours sur mon blog dent ( j'en reposterais d'autres, c'est certain .... )


Nang-Faa

Un prince se promenait dans une grande forêt de Thaïlande, lorsqu'il entendit , au milieu de tant de fleurs si magnifiques qu'elles en paraissaient vivantes, un chant mélodieux. Il s' approcha ... et son regard s' ouvrit à l' oiseau du paradis.
L' oiseau descendit en frôlant les arbres. Le prince n'o sait bouger, de peur qu'il ne s'en aille, car ce serait pour lui la plus cruelle des pertes. Il le vit alors effleurer la rive, et quitter une à une ses plule sen dansant.
A chaque plume tombante, à chaque mouvement grâcieux, se découvrit la plus belle jeune fille qu'il n'avait jamais vue, et comme il ne verrait plus jamais, car elle était à la fois oiseau, fleur, parfum et femme.
Il s'approche doucement d'elle, et il n'est pas nécéssaire qu'ils se parlent, tant ils se comprennent.
Le prince la rammena au palais pour en faire son épouse. Ils vivent heureux, dans des chambres sans murs que le roi à fait bâtir au milieu des jardins. Mais le roi mourut, laissant à son fils la couronne et le poids de la guerre. La couronne, pareille à une cage, enfermma son esprit et l'aveugla. La Nang Faa avait beau danser pour lui, il n'entend plus le rêve de l'oiseau Fée.
Il s'en va en guerre, et passèrent trois longues années. Trois longues années que le prince à laissé son épouse à la merci des complots de la cour. Les guerriers, les courtisans, les conseillers ... tous s'acharnent à détruire cette fée qui ose danser pour le peuple.
Alors, on la traine sur la place, et on allume le brasier. Avant d'y être jettée, elle réclame une unique grâce : celle de danser une dernière fois dans son habit de plumes. Elle se pare alors, de ses plumes de ciel, de fleurs et de soleil. Et quand elle dansa, ses mouvements étaient ceux de l'air et de l'eau.
Elle sauta alors, elle s'envola par dessus le feu, par dessus les toits ... elle s'envola dans les airs pour disparaitre au ciel.

En rentrant, le prince sombra dans le chagrin. Chaque jour, des ballerines vinrent danser dans ses jardins, coiffées d'une tiare d'or aussi pointue qu'un bec et vêtues de tuniques aussi colorées et précieuses que celle d' un oiseau Fée.
Mais ni les atours aux ailes courbées, ni les chants inspirés des mélodies célestes ne les font s'envoler ..
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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mar 23 Aoû - 13:48

Légende sur les sirènes

Les rivages bretons

En Bretagne, leur origine est rattachée à la légende d'Ys. Le Calvez, dans la Revue des traditions populaires, nous dit : "C'est la fille du roi Grallon, que saint Gwénolé, pour la punir d'avoir vendu au diable la ville d'Ys, obligea à se jeter dans la mer à Poul-Dahut en Trestel, dans la grève de Trevoux-Treguinec. Toutes les sirènes sont nées de celle-là. Leur chant est mélodieux mais il ne faut pas rester à les écouter parce qu'elles attirent les marins pour les perdre."
Dahut (ou Ahès) continue de hanter la mer, où elle semble se faire appeler : "la Mary Morgan" (Morgain signifie "née de la mer"). Ainsi, on l'entend chanter :

"Ahès, maintenant Mary Morgan
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante."

Les sirènes bretonnes sont proches des humains et souvent obligeantes si on ne les offense point.
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mer 24 Aoû - 0:25

Ouyaaa!
Ca me rend heureux quand on parle de la Bretagne happy
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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Ven 26 Aoû - 19:19

Le petit peuple

Ne prononcez jamais leur nom à voix haute, car cela a pour effet de les invoquer, et comme leurs réactions sont imprévisibles, leurs comportements incohérents, étant tantôt bienveillants et généreux, tantôt malicieux et méchants, eux seuls savent ce qu'ils feront de vous !
On peut voir dans la liste des expressions les nommant des euphémismes propiatoires pour attendrir leur hostilité : Nos Chers Voisins, Les Bons Voisins, Le Bon Peuple, Les Petites Gens, ceux du Monde de Dehors.
La nature est un temple, un temple dont les gardiens sont justement les esprits. Ils protègent et cultivent la vie, façonnent et peignent les formes. Il y a une âme en toutes choses, pierres, fontaines, végétaux, animaux et phénomènes atmosphériques ; c'est le propre des croyances animistes, auxquelles sont liées les esprits de la nature. Elfes et fées sont les formes qu'ils prennent dans l'imaginaire collectif. Titania, reine des fées, est tout comme une déesse-mère, souveraine des terres fertiles.

Chaque année, Titania convoque les fées. Lors de cette réunion, les actions de l'année écoulée sont jugées par la souveraine, qui punira les abus.
Les fées, lutins, korrigans et elfes ont un amour de la musique et ils aiment danser en formant une ronde. Ils forment ce qu'on appelle communément "cercles de fées" ou "ronds de sorcières", des anneaux d'herbes drues dans les prairies et les clairières qui, a certaines périodes de l'années, se parent de champignons. Garde ! à celui qui met un pied au centre du cercle. Il pourrait bien être pris dans la ronde danse des fées, et mourrait d'épuisement. Le temps en féerie est totalement arbitraire. Il semble dépendre de l'humeur des fées. Un jour dans le monde des hommes peut durer un an ou un siècle dans celui des fées, ou bien l'inverse. Parfois, en féerie, le temps s'arrête même. La personne enlevée par les esprits restent alors dans un état d'immobilité parfaite.
Si vous entrer en féerie, n'acceptez pas le baiser de la fée, ni la boissons délicieuse de l'elfe, ne touchez à rien, car alors vous en resteriez prisonnier.

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Liosalfar
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mer 5 Oct - 17:48

J'adore les petites légendes comme celles-ci, c'est court et agréable à lire, bravo !! clap clap
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Tiphereth
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MessageSujet: Re: Petits mythes à gogo   Mer 12 Oct - 22:36

Les Dames Blanches

Souvent grande et élancée, fuselée, belle et gracieuse, mince et légère, les épaule blanche comme de la neige des montagne et les yeux bleu comme la source des roches. Quel que soit l'habit, le tissu est toujours d'une blancheur éblouissante, même les robes à brocart, richement brodées de bijoux, sont estompées par la blancheur qui les enveloppe.
Les Dames Blanches éparpillent leurs apparition par toute la France. Les Grandes Pucelles se baignent dans la Moselle, les Vierges Sœur de Parameix se rendent mutuellement visite en suivant toujours le même chemin aérien à travers les frondaisons de la forêt. Elle se montrent surtout à proximité des fontaines, des sources, des étangs, des grottes, de très vieux arbres, de dolmens, d'ancien lieux de culte, auprès des calvaires, des cimetières errant parmi les vestiges ronceux de châteaux ruinés, au bord de routes où se sont produits des accidents.
Tantôt fée tantôt fantômes, les Dames Blanches errent sur la fine lisière où viennent se faufiler, s'étirer et se confondre les nuées féeriques aux rives floues de l'au-delà, ces Dames Blanches symbolisent la pureté menacée. Elle errent et se lamentent sur les lieux de leur trépas en houant et rejouant sans cesse le drame qui les a précipitées dans la damnation.
Mais leurs activités ne sont pas toujours aussi tragiques. On les voit danser, batifoler, offrir des feuilles qui se transforment en or. Elle nourrissent les promeneurs égarés, les préviennent des dangers, les guident sur le bon chemin.

Ce sont des créatures alchimiques de la matière imaginaire et de l'esprit imaginant, elles sont les alliances subtiles des émanations de la forêt, des soupirs et l'eau et des vapeurs humaines. Saluées par le chant des grenouilles, elle remontent le long des autels sacrées où bruissent encore les échos d'anciennes prières. Accrochées aux fuseaux des rayons, elles s'étirent des limbes de pénitence, d'une roche sanglante, d'un songe. A la garde-robe des fées, elles empruntent des voiles de peine ou des souliers dansant et, l'espace d'un minuit, font et refont les gestes d'une histoire secrètes et enfouie dont se souvient la mémoire d'un hibou.



Lorsque la nuit est sombre la Dame Blanche Belle d'Elven se promène sur les landes et dans les plaines aux environ du château, de nombreuses taches de sang souillent sa robe. Souvent on aperçoit aussi un fantôme drapé dans un suaire qui vient à sa rencontre. Tous deux échangent des paroles d'amour et l'on se garde bien de les troubler. Ce sont les âmes de la dame d'Elven et d'un chevalier qui périt en la défendant; quand il fut mort, elle l'embrassa, puis s'enfonça un poignard dans le cœur.

L'ombre blanche de Midone, frappée par son père un jour qu'elle s'interposait entre lui et son époux, revient chaque nuit prier et pleurer sur les vestiges du château de Montaigle. Elle erre en silence en le cherchant désespérément; mais tous les 10 ans, au coup de minuit, elle l'appelle en poussant un seul cri: «Gilles !».

Les habitants de Pouancé voient régulièrement une femme vêtue de blanc qui s'élève comme une vapeur légère, un doigt posé sur les lèvres. Elle soupire et plane au-dessus des remparts ruinés du château. C'est le spectre d'une noble dame séquestrée et emmurée par un mari jaloux dans une des salles souterraines de la forteresse. On y a mis à jours une chambre secrète où se trouvait la dépouille desséchée d'une femme assise devant une table garnie d'une assiette et d'un couvert d'argent. Dans la bouche grande ouverte du cadavre encore lié à son fauteuil, étincelait une pièce d'or.


Certaines de ces pâles créatures gardent des trésors comme des pénitences.

Une femme blanche se penche, la nuit, au-dessus des créneaux du château de Montafilant, près de Corseul, en Haute Bretagne, avant de disparaître dans les souterrains d'où on l'entend compter des pièces d'or et pleurer. Cette ombre diaphane est celle d'une dame de la maison de Dinan que son écuyer vendit pour une forte récompense, et elle revient ainsi réclamer à ce serviteur félon le prix qu'il a reçu pour sa trahison.

Il y a de cela bien longtemps, des nones enfouirent un énorme coffre rempli d'or et d'objets précieux dans une caverne près du village de Haselbourg. Depuis leurs âmes errent la nuit dans la compagne jusqu'au jour où un humain découvrira le trésor et en prendra possession. De temps à autre elles apparaissent à des promeneurs solitaires. Une fois un jeune homme vit dans un verger une dame vêtue de blanc. Elle tenait en main un trousseau de clefs et le lui tendait avec insistance. Mais le garçon s'enfuit, épouvanté, poursuivit par les cris désespérés de la «conjurée». Elle se montra ensuite à une jeune fille qui refusa aussi les clefs. La religieuse fondit en larme et disparut.

Tous les 100 ans une Dame Blanche se montre au bord de l'étang d'Offémont. Elle tient, serrée entre les dents une clef de feu. Si on acceptait de s'en servir, elle serait délivrée de sa damnation.

Au pays de Galles, dans la vallée d'Ogmore, les luits de pleine lune, on entend des chants lugubres venir des ruines du château voisin. C'est la voix de la Dame Blanche, Y Lady Wen, qui veille un «noir trésor». On s'enferme, on se terre, on éteint de peur qu'elle ne vienne frapper à la porte pour en proposer l'accès. Hélas toujours le passant demeure sourd à ses supplication. Un fois encore il s'enfuit, dédaignant la caresse d'un corps astral sous une robe de lune; refusant l'or des Fées - car toutes leurs actions, lorsqu'elles se montrent aux hommes, n'ont d'autre but que de se libérer de la malédiction qui les condamne à la hantise et les empêche d'accéder au repos.


La Demoiselle Blanche de Tonneville règne sur les landes depuis qu'elle s'était écriée:«Si après ma mort j'avais un pied dans le ciel et l'autre en enfer, je retirerais le premier pour avoir toute la lande à moi». Un homme qui traversait son lieu de hantise entendit une voix féminine très douce qui demandait:«Où coucherai-je cette nuit ?». Le cavalier, apercevant une belle demoiselle en blanc, répondit:«Avec moi.» Aussitôt la jeune fille sauta en croupe derrière lui. Mais quand il voulut l'embrasser, elle lui montra des dents q'une longueur démesurée et s'évanouit. Il s'aperçut alors qu'elle l'avait conduit au milieu des marais pour le voir s'y noyer.

Dans la forêt de Serre, et les bois de la Faux, en Jura, les Dames Blanches attirent les garçons par des chants mélodieux et des gestes amoureux, puis se transforment en Goules pour les dévorer.
La Dame Blanche de la cathédrale de Strasbourg conduit vers les hauteurs le visiteur imprudent jusqu'à ce que le vertige le pousse dans le vide.
La Demoiselle Blanche au miroir étourdit et fait tournoyer sa victime dans les airs avant de la laisser retomber sans mémoire.

Les Dames Blanches sont aussi messagères de mort et de catastrophes: il y avait autrefois à Mortaille-sur-Sèvre une fontaine qui inspirait la terreur. Après avoir fait 5 fois le tour du dallage, on voyait apparaître une forme blanche ressemblant à une statue de neige qui soupirait et s'agitait. Les formes se précisaient et l'on pouvait voir une grande femme aux cheveux clairs, vêtue d'une robe blanche. Rempli d'effroi, on voulait s'enfuir. Mais sans cesse l'ombre rattrapait le fuyard et ne retournait à ses fumées qu'après lui avoir prédit peines et deuils qui toujours se réalisaient.


La Dame Blanche est une des rares fées qui ne s'est pas fanée, qui s'est toujours adaptée aux modes du temps jusqu'à troubler des ses voiles brumeux les techniques de l'audiovisuel. La petite Blanquette des fontaines fait régulièrement la une des journaux. Un peu partout la même histoire se répète: il fait nuit, il pleut, les phares de la voitures éclairent brusquement au coin d'un carrefour de campagne la forme mince d'une jeune fille vêtue de blanc. Elle fait signe de la main et le conducteur s'arrête, pour la conduire plus loin. Elle paraît si fragile dans sa robe trempée qu'il lui propose son manteau. Après quelques kilomètres, elle lui montre où l'arrêter; et avant même qu'il ne ralentisse et se gare, elle disparaît comme ça, tout à coup sans bruit, sans ouvrir la portière. Il aimerait récupérer son manteau que, dans la hâte, elle a emporté. La porte d'une maison s'ouvre, une dame le fait entrer et se trouble à son récit, sanglote à la description de l'inconnue dont il reconnaît les traits sur la photographie qu'elle lui tend: c'est celle de sa fille, tuée dans un accident il y a 5 ans. Une voiture l'a renversée justement à ce carrefour. Ce n'est pas la première fois qu'elle «revient»; d'autres automobilistes sont déjà venu lui raconter leur étrange aventure. A chaque fois «la blanche passagère» s'évanouit devant son ancienne demeure et regagne le cimetière.
Sur la pierre tombale de la jeune défunte, qu'il est allé visiter sans trop y croire, son manteau est posé...
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