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 Echec et mat.

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AuteurMessage
Liosalfar
Floral Fairy
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Age : 29
Age : 18 ans
Date d'inscription : 25/09/2004

MessageSujet: Echec et mat.   Dim 26 Mar - 17:25

Bon...
Alors, avouons. dent
Je suis très bizarre... confus
Recherchant de nouveaux moyens de lecture, je n'ai pas trouvé mieux que de vous écrire ce petit texte...

Il s'agit en fait d'une partie d'échec, que vous devez jouer en même temps que de lire, pour saisir ce que je voulais écrire... wack

Moui, c'est très bizarre...
Mais personnellement, lorsque je l'ai lu en jouant la partie d'échec, je n'ai pas du tout eu les mêmes sensations que la lecture toute simple... happy

Voici donc, une bizarrerie de Lio :

= = =

Echec et mat.

Clac.
Brutalité.
Force et puissance du spot qui s’allume.
Faiblesse des prunelles fixant désespérément leur échelle de sortie.
“Vous êtes prête ?”
Un échiquier. Soixante-quatre cases noires et blanches. Deux armées qui se font face.
Un authentique champ de bataille illuminé par la lampe qui le surplombe. Nous sommes dans l’ombre.
La main de mon adversaire s’avance et viole le puissant faisceau. Brève existence.
“Avantage ?”, demande sa voix fausse et mielleuse.
Je ne répond pas. Je n’en ai pas le droit.
Lentement, les doigts se referment autour de la coiffe d’une pièce.
“Avantage du Cavalier de la Dame.”, annonce-t-il.
Il s’en moque complètement.
“Les blancs débutent…”, dit-il en avançant un premier pion.
e2-e4.Je réponds e7-e5.
Il sait. Il sent que j’ai peur.
Ff1-c4 ==== Cg8-f6
Dd1-e2 ==== Cb8-c6
c2-c3 ==== Ff8-c5
f2-f4 ==== Fc5xg1
Les pièces avancent, se contournent… Nous avons devant nous non plus un champ de bataille, mais une salle de bal, où se déroule la plus importante chorégraphie de toute ma vie.
Th1xg1 ==== d7-d5
e4xd5 ==== Cf6xd5
d2-d4 ==== 0-0
d4xe5 ==== Cc6-e7
Fc1-d2 ==== c7-c6
0-0-0 ==== b7-b5
Les coups s’enchaînent, rapides, violents parfois. Attaque, contre-attaque, feinte…
Attention de tous les instants. Chaque pièce perdue est un désastre, chaque ligne, chaque colonne contrôlée est une jubilation. Je me laisse emporter par le jeu, je suis chacune de mes pièces, jusqu’à leur dernier atome. Nos mains pénètrent et quittent la céleste lumière à une vitesse extraordinaire.

Fc4-b3 ==== a7-a5
g2-g4 ==== a5-a4
Fb3-c2 ==== Fc8-a6
Rc1-b1 ==== b5-b4
De2-e4 ==== f7-f5
e5xf6 ==== Cd5xf6
De4-e6 ==== Rg8-h8
c3xb4 ==== Fa6-c8.
Ses mains, sûres, ne perdent pas de temps : à peine ais-je déplacé une pièce que le coup vient, rapide, précis.
De6-e2 ==== Ce7-d5
g4-g5 ==== Cf6-d7
Fc2xg6 ==== Dd8-e7
Fg6-c2 ==== Cd5xf4
Fd2-c3 ==== Rh8-g8
g5-g6 ==== Cf4xh5
g6xh7
Mortel. J’ai perdu. La partie n’est pas finie, mais il n’y a pas d’issues face à celui assit devant moi. J’ai perdu. Mes coups se font plus lents, je tente de changer la donne…
… ==== Rg8-f7
Fc2-g6 ==== Rf7-c6
Tg1-e1 ==== Cd7-e5
Fc3xe5 ==== De7-h4
Td1-d6 ==== Re6-e7
Fe5-g3 ==== Dh4-e4
Te1xe4 ==== Fc8-e6
Te4xe6.
Mais c’est trop tard.
“Echec.”, s’élève sa voix glaciale.
“Et mat.”
Un éclat luit dans l’obscurité, et une lame pénètre le faisceau lumineux, s’arrête devant mon roi. Il joue quelques instants avec, pour finir, par un mouvement souple et rapide, par le jeter en l’air et le transpercer.
Une intense douleur me déchire la poitrine, alors que le sang quitte ma blessure, coule sur les rainures du roi noir et imbibe mes vêtements.
Mon adversaire s’est approprié la totalité de l’espace lumineux. Il existe. Et moi… Je meurs.
“Dommage…, murmure-t-il en embrassant la goutte de sang qui quitte mes lèvres, dommage que tu ais fait cette stupide erreur…
-Hhh…
-Oui, quel dommage, sourit-il en me prenant la main et entraînant mon corps sans force sous le faisceau. Regarde moi. Moi, je vis… Je joue pour vivre. Je tue pour vivre. J’assassine pour pouvoir exister. Tu me donnes la vie… Merci.”
Je suis sous la lumière dorée du spot. J’existe. Je vis…
Mes yeux se voilent, les contours se troublent, et, alors qu’il me soutient pour m’asseoir, je sens ma vie qui s’éteint. Je vois une Dame, capuchonnée de noir, qui tient à la main un petit cierge. La brise souffle, doucement, et la flamme s’évanouit alors que l’étincelle de ma vie disparaît dans le noir des origines. Mes derniers mots quittent mes lèvres :

“Echec et mat…”

Mort.
Le gagnant ferme les yeux du cadavre, et se redresse.
“Oui, échec et mat… Tu as raison… Nous ne sommes que des pions.”
Sa main essuie les perles de sueur qui roulent sur son front, ainsi que ses yeux un peu humides, alors que l’échiquier est redressé par une main invisible. Les pièces se remettent d’elles mêmes en position, et le faisceau lumineux s’éteint.

Tue…
Tue !
La porte de la pièce s’ouvre, et laisse passer un autre adversaire :
“Bienvenue, bienvenue…, commence-t-il en s’asseyant. Je vous en prie, asseyez vous… Connaissez-vous les échecs ?”
Tue pour vivre.

= = =

Voilà... Encore une idiotie Mr. Green
Il s'agit d'une mpartie trouvée dans un livre d'échec, jouée par un maître (dont j'ai oublié le nom... ) contre un amateur, je vous ramènerais son nom happy

La mise en page fut une épreuve lol , trouver les bonne couleur pour les blancs sinon, c'est illisible, et ensuite, la retaper à chaque coup... chair
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Gaëlle
Maître des Sortilèges avatar

Nombre de messages : 167
Date d'inscription : 17/03/2005

MessageSujet: Re: Echec et mat.   Dim 26 Mar - 19:52

Kikou ma puce,

Où le sang est toujours rouge, que les armées soient noires ou blanches ...


Alors que s’étend le sombre nuage de mes jours, je regarde intriguée ce drôle de canevas, qui semble dérouler sous mes yeux aveuglés une bien étrange arpente aux mille aphorismes hermétiques. Successions sans fins de cases noires et blanches, je saisis, fascinée, la complexité des possibilités qu’un destin aveugle et ivre de liberté peut se permettre de dresser sur le chemin que l’on choisit de suivre.
Il n’y a pas de but en soi, si ce n’est celui de ne pas mourir, mais que faire quand un souffle absurde nous guide irrémédiablement vers la fin … fatale et intangible, absolue et salvatrice, crainte et destructrice.
Les pièces s’élancent une après l’autre à l’assaut de nos dames galantes, jusqu’à venir effrayer un roi qui se meurt, de ne pas sentir ses chevaliers lui prêter une main qui se voulait forte jusqu’à l’outrecuidance. Balais aériens, ballets éphémères, les pièces virevoltent un instant, accaparées dans l’absolu dantesque de notre vie dissolue, et ce trépas qui semble chaque fois se dessiner d’avantage, guettant le moindre faux pas de notre impuissance impulsive.
A l’assaut des tours incendiées, qui seules résistent encore aux charges des cavaliers pleins de ires, et ce sang glacé qui éclabousse ces étranges gisants fantomatiques. Faut il être fous, pour ne pas voir se dessiner la triste vérité, enfin débarrassée de son éblouissante carapace ?
Les desseins que souligne le noir de nos jours, et ces larmes amères, qui ourlent nos yeux vaincus, alors que nos blanches armées gisent sur le funèbre damier. Dernier roque, jeu de dupes, roi qui s’embastille, pour combien de temps ?
La reine fatiguée, cède aux inébranlables crédulités de nos gestes esquissés, alors que le fantassin surpris, se trouve auréolé de gloire lorsqu’il côtoie, ébloui, la belle Dame rutilante, qui vient de terrasser la vindicte du cavalier désabusé. Un pas, un tout petit pas, et la belle et farouche guerrière tombe à son tour, vaincue par sa trop hâtive fougue.
Mains crispées, traits tirés, la vie se joue dans les alcôves insondables des grands de ce monde, ou de l’autre, qui avancent leurs pièces sur ce jeu de massacre, où la seule finalité acceptable reste encore la mort, à moins qu’un pat inespéré, rende encore un semblant de vie au roi esseulé, désabusé, abasourdi, écoeuré d’avoir ainsi perdu toute sa cour et son engeance.
Mains tremblantes, qui oeuvrent à déplacer les troupes de nos rêves de gloire, s’accommodant fort bien du sang qui gicle sous les faux pas d’une stratégie balbutiante. Etrange paradoxe, rien n’est blanc, rien n’est noir, mais tout est mort … inéluctablement.
Parties de rien, rivaux qui se frôlent, se jaugent et se cherchent, étrange firmament aux confins des destinées hasardeuses des vieilles tisseuses, qui se bornent à distiller sagement les terribles vindictes, d’une partie de jeu, où triomphe la mort !
Droit dans les yeux, il me fustige en souriant, et allonge mon roi sous les travers de son auguste reine. Sourire carnassier, il m’a déjà vaincue, je ne suis pas reine, juste la femme du roi !
Nos lèvres qui se nouent scellent à jamais le destin des pions qui nous servent, alibis grotesques tout pleins de démesure, ainsi va toujours la vie, il a terrassé mes tours, et se repaît de mon corps dans les murailles fumantes, que jonchent les cadavres de nos armées fantomatiques. Je suis sa prisonnière, il m’a enchaînée avec ses mots délicats, lacérée avec ses stratégies affinées, déracinée avec ses aveugles tueries.

Hermétiques cases bicéphales, je comprends que le blanc et le noir ne s’épousent jamais, car le rouge en leurs seins éclabousse toujours le carmin de leurs seings !

Echec et mat !

Mille bises

Gaëlle
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